ChabadLabs L’IA pour la chli’hout
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Les bases de l’IA

L’IA au service de la chli’hout : les questions de base

Un guide en langage simple pour tous ceux qui ne savent pas par où commencer

Les noms que vous entendez partout▚

Qu’est-ce que l’IA ?

L’intelligence artificielle, ou IA, est un nom général pour des systèmes informatiques capables d’accomplir des tâches que l’on associe d’habitude à l’intelligence humaine.

Ce guide parle de l’IA générative. Elle peut produire du texte, des images, de l’audio, des plans, des résumés et d’autres contenus à partir d’une instruction.

L’IA peut paraître étonnamment humaine, mais ce n’est pas une personne. Elle ne connaît pas votre communauté, ne se soucie pas d’un donateur et ne mesure pas le poids d’une conversation personnelle et délicate. Elle fonctionne à partir de modèles, d’instructions, d’informations et d’outils. Cela peut la rendre extrêmement utile, mais le jugement humain reste une partie du travail.

Qu’est-ce qu’un assistant IA ?

Un assistant IA est le site ou l’application avec lequel vous dialoguez. Vous écrivez ou parlez naturellement, comme si vous expliquiez une tâche à un assistant compétent. Il peut répondre à des questions, vous aider à réfléchir, travailler sur des fichiers et produire des brouillons ou d’autres résultats.

ChatGPT, Claude et Gemini sont trois des assistants IA les plus connus. Ils sont développés par des entreprises différentes, mais leurs capacités se recoupent largement.

Quelle différence entre ChatGPT, Claude et Gemini ?

AssistantDéveloppé parL’explication la plus simple
ChatGPTOpenAIUn assistant IA polyvalent, avec de solides outils pour la voix, les fichiers, la recherche, les images et la productivité.
ClaudeAnthropicUn assistant IA polyvalent, particulièrement fort pour l’écriture, l’analyse et le travail sur des contenus complexes.
GeminiGoogleL’assistant IA de Google, étroitement lié aux produits Google et à Android.

Ces produits évoluent sans cesse. L’un peut être meilleur pour une tâche ce mois-ci, et un autre le rattraper le mois suivant. Un débutant n’a pas besoin de suivre chaque nouveau modèle ni de payer trois abonnements.

Lequel utiliser ?

Notre recommandation actuelle : ChatGPT ou Claude.

Si vous voulez un choix par défaut simple, commencez par ChatGPT. C’est un assistant solide dans tous les domaines, qui fonctionne bien sur téléphone et offre au débutant un seul endroit pour apprendre les bases.

Claude est également excellent, et beaucoup préfèrent sa façon de gérer l’écriture, les longs documents et la réflexion approfondie.

Gemini est utile, surtout pour ceux qui travaillent déjà beaucoup dans Gmail, Google Drive et Android. Mais pour la plupart des chlou’him qui débutent aujourd’hui, ChatGPT ou Claude seraient notre premier choix.

Faut-il payer ?

Non. Les versions gratuites suffisent pour comprendre comment fonctionne l’IA et peuvent déjà être vraiment utiles. Vous pouvez discuter, chercher, travailler sur des fichiers et utiliser toute une gamme d’outils, même si les limites et les fonctions exactes varient d’un produit à l’autre.

Nous recommandons vivement un abonnement payant à tous ceux qui comptent utiliser l’IA régulièrement dans leur chli’hout.

Les abonnements payants offrent en général plus d’utilisation, moins d’interruptions, des limites plus élevées et un accès plus complet aux modèles et aux fonctions les plus puissants. Inutile de payer avant de comprendre les bases, mais une fois que l’IA fait partie de votre travail, la version payante apporte généralement bien plus.

Ce que l’IA peut faire pour vous▚

Que peut vraiment faire l’IA ?

Si une tâche implique des mots, des informations, des idées, des fichiers ou de la planification, l’IA peut probablement en prendre au moins une partie en charge. Elle est particulièrement utile pour transformer une matière brute en quelque chose d’organisé et d’exploitable.

L’IA est souvent la plus forte pour le premier jet et les tâches ingrates. Elle peut vous donner une structure de départ, repérer les incohérences et vous faire gagner du temps. La décision finale, la relation et la validation restent l’affaire d’une personne.

Puis-je lui parler au lieu d’écrire ?

Oui. La voix est l’une des façons les plus simples d’utiliser l’IA, surtout si vous n’aimez pas taper ou rédiger des requêtes.

Utilisez le mode vocal (Voice) et expliquez la situation comme si vous laissiez un message vocal détaillé à un assistant compétent. Dites ce qui s’est passé, qui est concerné, ce que vous cherchez à obtenir et où vous bloquez.

Vous pouvez avoir un vrai échange, répondre à ses questions et lui demander de transformer la conversation en brouillon, en plan ou en résumé.

Le mode vocal et la dictée se ressemblent, mais ce n’est pas la même chose.

Le mode vocal vous permet de converser avec l’IA. Un outil de dictée comme Wispr Flow transforme votre voix en texte écrit dans WhatsApp, Gmail, Docs ou une autre application.

Puis-je envoyer un document, un tableur, une photo ou un message vocal ?

Oui, dans la plupart des cas.

Les assistants IA savent travailler avec des PDF, des documents Word, des présentations, des tableurs, des captures d’écran et des photos. Vous pouvez demander un résumé, trouver un détail précis, comparer deux documents, vérifier le ton, analyser les données d’un tableur ou expliquer ce que montre une image.

La prise en charge des messages vocaux préenregistrés dépend de l’assistant, de l’appareil et de l’abonnement. Le plus simple est généralement de parler via le mode vocal de l’assistant ou de passer d’abord par un outil de transcription. Certains produits et modes acceptent aussi directement les fichiers audio.

Envoyer un fichier donne à l’IA une vraie matière sur laquelle travailler, ce qui est en général plus fiable que de lui demander de se souvenir du contenu.

Comment obtenir une réponse utile▚

Comment bien demander de l’aide à l’IA ?

Il n’existe pas de requête magique. Une bonne requête est une explication claire de la tâche.

Dites-lui ce que vous avez, ce dont vous avez besoin et à quoi doit ressembler un bon résultat. « Améliore-le » oblige l’IA à deviner ce que « mieux » veut dire. Une instruction précise lui donne un objectif concret.

Au lieu de :

Écris un e-mail sur notre dîner.

Essayez :

Écris un e-mail de 140 mots aux personnes venues à nos précédents dîners. Le but est qu’elles s’inscrivent au dîner de cette année. Garde un ton chaleureux et direct. Pas de clichés de collecte de fonds. Termine par une seule ligne d’inscription claire.

Les détails les plus utiles sont généralement le public, l’objectif, les faits à inclure, le ton, les limites et le format dont vous avez besoin.

Combien de contexte faut-il lui donner ?

Donnez-lui les informations dont un bon collaborateur aurait besoin avant de commencer.

Pour une lettre, il peut falloir :

Pour le plan d’un programme, il peut falloir :

Une façon simple de structurer une demande :

Contexte : que se passe-t-il ?
Objectif : que dois-je obtenir ?
Public : à qui s’adresse-t-il ?
Faits : que faut-il inclure ?
Limites : qu’est-ce qu’il faut éviter ?
Résultat : à quoi doit ressembler le résultat final ?

Comment l’empêcher de faire du remplissage ?

Dites-lui clairement ce que vous n’aimez pas.

L’IA a tendance à combler les vides avec des introductions passe-partout, des éloges exagérés et des phrases soignées qui ne disent pas grand-chose, sauf si vous lui fixez une exigence plus claire.

Vous pouvez dire :

Écris simplement. Pas d’introduction passe-partout. Pas de tirets longs. Pas d’éloges exagérés. Des paragraphes courts. Si une phrase n’apporte pas d’information, supprime-la.

Des exemples de vos propres textes aident encore davantage. Donnez-lui un ou deux textes qui vous ressemblent et demandez-lui d’en reprendre le niveau de formalité, le rythme et la franchise sans en copier les formulations.

Ce que l’IA sait, et là où elle se trompe▚

L’IA sait-elle tout ?

Non.

Il peut lui manquer des informations récentes, des connaissances locales, des informations privées ou le contexte précis qui rend une réponse juste dans votre situation. Elle peut aussi mal comprendre une source ou répéter une information qui était fausse dès le départ.

Un ton assuré n’est pas une preuve. L’IA peut produire une réponse soignée même quand les faits qui la soutiennent sont fragiles.

Fait-elle des recherches sur Internet ?

ChatGPT, Claude et Gemini peuvent faire des recherches sur Internet, mais ne partez pas du principe que chaque réponse vient d’une recherche en direct.

Parfois, l’assistant répond à partir de ses connaissances existantes ou de ce qui se trouve déjà dans la conversation.

Quand l’information récente compte, dites :

Fais une recherche sur Internet, utilise des sources fiables et donne-moi les liens. Sépare clairement ce que disent les sources de tes propres conclusions.

Un lien est utile, mais ce n’est pas une garantie. Ouvrez les sources importantes et vérifiez qu’elles confirment réellement ce qui est affirmé.

Pourquoi l’IA invente-t-elle parfois des choses ?

L’IA génère la réponse qui lui semble la plus susceptible de correspondre à votre demande.

Quand une information manque ou est incertaine, elle peut combler le vide avec quelque chose de crédible mais faux. C’est ce qu’on appelle une hallucination.

Les hallucinations peuvent prendre la forme de :

Fournir à l’IA une vraie matière source réduit ce qu’elle doit deviner, mais ne dispense pas de vérifier.

Comment savoir si une réponse est assez bonne pour être utilisée ?

Vérifiez les éléments qui compteraient s’ils étaient faux :

Une bonne question finale :

Qu’est-ce qui, dans cette réponse, pourrait être faux, incomplet, dépassé ou affirmé avec trop d’assurance ?

Peut-on faire confiance à l’IA pour les sources de Torah ?

Ne considérez pas un assistant IA généraliste comme une autorité en matière de Torah.

Il peut inventer un maré makom (une référence), mélanger deux sources, citer le texte de travers ou donner une explication qui sonne juste mais qui ne figure pas vraiment dans le séfer qu’il cite.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons créé le Torah MCP.

Un MCP est un moyen de relier un assistant IA à des outils et à des informations extérieurs. Le Torah MCP donne à l’IA accès à de vrais textes de Torah au lieu de lui demander de s’appuyer uniquement sur sa mémoire. La réponse est alors mieux fondée et bien plus facile à vérifier.

Le Torah MCP ne fait pas de l’IA un rav, et il ne rend pas chaque réponse infaillible. Il donne à l’assistant une meilleure matière source. Les sources, citations et conclusions importantes doivent toujours être vérifiées dans le texte.

Le même principe vaut sans le Torah MCP. Si vous voulez que l’IA vous aide à expliquer un maamar, une si’ha ou une source de halakha, donnez-lui le texte lui-même.

Travailler à partir de la vraie source sera presque toujours plus fiable que de lui demander de la citer de mémoire.

Mémoire, confidentialité et responsabilité▚

L’IA se souvient-elle de ce que je lui dis ?

Elle se souvient de ce qui a été dit dans la conversation en cours.

Selon l’assistant, l’abonnement et les réglages, elle peut aussi utiliser des souvenirs enregistrés ou des informations de conversations précédentes pour personnaliser ses réponses suivantes.

Ne comptez pas sur la mémoire pour une instruction ou un fait vraiment important. Répétez le détail important dans la conversation en cours ou regroupez le travail lié dans un même projet.

Vous pouvez aussi consulter ou désactiver les fonctions de mémoire dans les réglages de l’assistant.

Quelles informations peut-on partager sans risque ?

Avant de coller ou d’envoyer une information, demandez-vous si vous seriez à l’aise de la transmettre à un service extérieur.

Utilisez le minimum d’informations nécessaire à la tâche, et anonymisez ou retirez les détails permettant d’identifier quelqu’un chaque fois que possible.

Par prudence, ne partagez pas :

Un espace de travail professionnel approuvé peut avoir d’autres règles de protection des données qu’un compte personnel. Suivez la politique de votre organisation et vérifiez les réglages avant de vous fier à une promesse générale de confidentialité.

Que confier à l’IA, et que garder humain ?

L’IA est utile pour la préparation, l’organisation, la rédaction, le tri, la traduction, la recherche et les tâches ingrates.

Gardez une responsabilité humaine pour :

Un message à un donateur en est un bon exemple.

L’IA peut transformer de vraies notes en un brouillon plus propre, mais la reconnaissance, le souvenir et la touche personnelle doivent venir de vous. Relisez le résultat avant de l’envoyer et supprimez tout ce qui exagère, invente une chaleur factice ou sonne comme un envoi de masse.

Termes de base de l’IA▚

Vous n’avez pas besoin d’employer vous-même tout ce vocabulaire. Ces définitions sont là pour que les termes courants ne paraissent plus mystérieux.

IA générative :
Une IA qui crée de nouveaux contenus, comme du texte, des images, de l’audio, des plans ou du code, à partir d’une instruction.
Assistant IA :
L’application ou le service avec lequel vous interagissez, comme ChatGPT, Claude ou Gemini.
Modèle :
Le système d’IA qui fait tourner l’assistant. Les produits permettent souvent aux abonnés payants de choisir entre plusieurs modèles.
LLM :
Abréviation de large language model (grand modèle de langage), le type de système d’IA derrière de nombreux assistants conversationnels.
Prompt (requête) :
Tout ce que vous écrivez ou dites à l’IA. Cela peut être une phrase, une longue explication, un fichier accompagné d’une instruction ou une conversation suivie.
Contexte :
Les informations dont l’IA dispose pour répondre, y compris la conversation en cours, les fichiers envoyés, les instructions et les sources connectées.
Hallucination :
Une réponse, un détail, une citation ou une source qui paraît crédible mais qui est faux ou inventé.
Mémoire :
Une fonction qui permet à un assistant d’utiliser certaines informations de conversations précédentes. Les réglages diffèrent selon les produits et les abonnements.
Mode vocal :
Une conversation orale avec un assistant IA. L’assistant écoute et répond au fil de la conversation.
Dictée :
La parole transformée en texte écrit. Cela vous aide à écrire en parlant, mais ce n’est pas forcément une conversation avec l’IA.
Application, connecteur ou plugin :
Une connexion qui permet à l’IA de travailler avec un autre service ou une autre source d’information. Les noms changent, et chaque produit les utilise à sa manière. Vérifiez ce que la connexion peut voir et si elle peut agir.
Agent :
Une IA qui peut enchaîner plusieurs étapes, utiliser des outils ou agir pour atteindre un objectif. Plus elle reçoit de contrôle, plus son travail doit être vérifié avec soin.
MCP :
Abréviation de Model Context Protocol, une norme qui permet aux assistants IA de se connecter à des outils et à des sources de données extérieurs. Le Torah MCP utilise cette connexion pour donner à l’IA accès à de vrais textes de Torah.
À voir en action▚

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